Lyon & agglomération
Lun – Ven · 8h – 18h
RGE Qualipac · Qualibat certifié
★★★★★
55 avis vérifiés · Google
Réponse sous 24h

Une maison chauffée au fioul, avec ses radiateurs en fonte sous chaque fenêtre. Un appartement sous les toits où les convecteurs peinent en janvier et où l’on étouffe dès juin. Les deux propriétaires entendent parler de pompe à chaleur, et les deux se retrouvent devant la même question : PAC air-eau ou air-air ? Elles puisent leur énergie au même endroit, dans l’air extérieur, mais elles ne chauffent pas la même chose, ne demandent pas les mêmes travaux et ne rendent pas les mêmes services.

Le choix ne se fait donc pas sur une fiche technique. Il dépend d’abord de ce que le logement possède déjà, ensuite de ce que vous attendez de l’installation : de l’eau chaude, de la fraîcheur l’été, un chantier court.

Ce qui distingue les deux familles

Les deux appareils reposent sur le même mécanisme. Une unité extérieure prélève des calories dans l’air du dehors, puis les transmet au logement. Tout se joue à l’arrivée, sur ce que l’on chauffe.

La PAC air-eau chauffe de l’eau. Celle-ci circule ensuite dans un réseau hydraulique, vers des radiateurs ou un plancher chauffant, comme l’eau d’une chaudière.

La PAC air-air chauffe l’air des pièces, directement, par des unités intérieures murales, en console ou en gainable. Aucun circuit d’eau : les unités sont reliées par des liaisons où circule le fluide frigorigène. C’est ce que l’on appelle couramment une climatisation réversible, puisque le même appareil rafraîchit l’été. R’CLIM assure l’installation de pompe à chaleur dans les deux familles.

Radiateurs ou plancher déjà en place : l’air-eau s’y raccorde

C’est le critère qui pèse le plus. Si la maison possède un chauffage central, avec une chaudière fioul ou gaz qui alimente des radiateurs ou un plancher chauffant, la PAC air-eau vient se brancher sur ce réseau. Seul le générateur est remplacé, et le réseau reste le plus souvent tel quel, radiateurs, tuyaux et robinets thermostatiques compris. Le logement garde sa manière de chauffer, une chaleur diffusée par les émetteurs, sans air soufflé.

Sans réseau d’eau, le raisonnement s’inverse. Un logement chauffé par des convecteurs électriques n’a ni canalisations ni radiateurs à eau. Y installer une air-eau reviendrait à créer tout le circuit : des émetteurs dans chaque pièce, des passages de tuyaux, des percements dans les murs et les planchers. La PAC air-air évite ce chantier.

L’eau chaude sanitaire, un critère qui tranche net

Une PAC air-air ne produit pas d’eau chaude sanitaire, celle des douches et des robinets. Elle chauffe et rafraîchit l’air, rien d’autre. Avec cette famille, le chauffe-eau actuel reste en service, ou se remplace à part.

L’air-eau peut s’en charger, selon les modèles. Associée à un ballon thermodynamique, elle assure le chauffage et l’eau chaude avec un seul système. Pour une maison dont la chaudière produit aussi l’eau des douches, l’argument compte : retirer la chaudière oblige à chauffer cette eau autrement, et autant le prévoir dans le même projet. R’CLIM pose aussi bien les ballons thermodynamiques que les chauffe-eau.

Rafraîchir l’été : l’air-air garde l’avantage

Une réversible air-air rafraîchit par construction. L’appareil qui chauffe l’hiver souffle de l’air frais l’été, et il retire au passage une partie de l’humidité de l’air, ce qui rend la chaleur plus supportable. Pour un appartement sous les toits ou une chambre exposée à l’ouest, ce besoin suffit parfois à décider.

Côté air-eau, la réponse est moins simple. Certains modèles sont réversibles, mais des radiateurs classiques ne rafraîchissent pas une pièce : il faut un plancher conçu pour rafraîchir, ou des émetteurs prévus pour le froid. Par le sol, le rafraîchissement reste doux, car refroidir trop une dalle ferait apparaître de la condensation à sa surface. Si la fraîcheur d’été est une priorité, une air-eau raccordée à des radiateurs ou à un plancher ne l’apportera pas au niveau d’une unité murale.

Appartement ou maison, et la place de l’unité extérieure

En appartement, l’air-air est la plus simple à loger. Un mono-split traite une pièce de 15 à 40 m² ; un multi-split alimente depuis une seule unité extérieure de deux à cinq unités intérieures, réglées chacune à part, pour 60 à 180 m². Une air-eau, elle, se raccorde à un chauffage central individuel, avec son propre circuit d’eau. Un logement desservi par une chaufferie collective n’a pas de réseau à lui sur lequel la brancher.

Quelle que soit la famille, l’unité extérieure est le point à anticiper. Elle change l’aspect d’une façade ou d’un balcon, et en copropriété l’accord est nécessaire dans la plupart des cas. Mieux vaut l’obtenir avant de commander le matériel. Son emplacement se choisit aussi en pensant au voisinage, aux fenêtres proches et à l’accès pour l’entretien.

Les maisons laissent le choix ouvert, et c’est l’équipement existant qui tranche. Les pavillons récents de Saint-Priest en donnent un exemple : selon la maison, une réversible y sert de chauffage d’appoint, ou une PAC air-eau chauffe toute la surface. R’CLIM intervient pour une pompe à chaleur à Saint-Priest comme dans le reste de la métropole lyonnaise.

Durée des travaux et nature du chantier

Les deux chantiers n’ont pas la même ampleur. Selon les durées annoncées par R’CLIM, une air-air en mono-split se pose en 1 jour, un multi-split en 2 à 3 jours, et un gainable, caché en combles ou en faux-plafond, en 3 à 5 jours. Une PAC air-eau seule demande 2 à 3 jours, et 3 à 4 jours avec un ballon.

L’écart tient au travail fait sur place. Pour l’air-air, il s’agit de percer, de passer et protéger les liaisons entre les unités, de prévoir l’évacuation des condensats, cette eau que l’unité intérieure retire de l’air quand elle refroidit, puis de contrôler l’étanchéité du circuit. Pour l’air-eau, le chantier porte sur la pose de l’unité extérieure, le raccordement hydraulique, le tableau de commande, les tests de pression et le contrôle des températures de départ et de retour de l’eau.

La mise en service d’une air-eau comprend en outre le réglage de la régulation : plages horaires, modes ECO et CONFORT, et courbe de chauffe, qui fixe la température de l’eau envoyée aux émetteurs en fonction de la température extérieure. Plus rapide à poser, l’air-air est également la moins coûteuse des deux. Aucun chiffrage ne se fait au téléphone : le prix arrive après la visite, dans un devis détaillé ligne par ligne.

PAC air-eau ou air-air : le tableau de comparaison

CritèrePAC air-eauPAC air-air
Ce qu’elle chauffeL’eau d’un circuit de radiateurs ou de plancher chauffantL’air des pièces, par des unités intérieures
Réseau hydrauliqueIndispensable, existant ou à créerAucun
Eau chaude sanitairePossible selon les modèles, ou avec un ballon thermodynamiqueNon
Fraîcheur l’étéSur certains modèles, limitée par les émetteursOui, c’est un usage de base
RéglageCourbe de chauffe, plages horaires, modes ECO et CONFORTPièce par pièce avec un multi-split
Durée de pose2 à 3 jours, 3 à 4 jours avec ballon1 jour en mono-split, 2 à 3 jours en multi-split
Logement typeMaison déjà équipée d’un chauffage centralAppartement, logement au convecteur, pièces à rafraîchir

Questions fréquentes

Peut-on associer une PAC air-eau et une climatisation réversible ?

Oui, et c’est une réponse pour la maison qui possède un réseau de radiateurs et des chambres trop chaudes l’été. L’air-eau chauffe la maison par son réseau ; la réversible rafraîchit les pièces qui en ont besoin. Chaque système a sa propre unité extérieure, ce qui demande deux emplacements.

Une PAC air-air peut-elle chauffer toute une maison ?

Oui, si l’installation est dimensionnée pour. Un gainable, donné pour 80 à 250 m² en surface indicative, ou un multi-split qui équipe chaque pièce peut chauffer les pièces de vie comme les chambres. Le chauffage par une réversible en hiver dépend surtout de l’appareil choisi et de l’isolation du logement. La puissance se calcule à la visite, selon le volume à traiter, l’isolation et l’exposition.

Faut-il changer ses radiateurs pour passer à l’air-eau ?

Pas forcément. Une PAC haute température alimente des radiateurs jusqu’à 65 °C, ce qui permet, selon les cas, de garder des émetteurs prévus pour une chaudière. Dans un logement bien isolé, une PAC basse température peut suffire. Les radiateurs existants et l’isolation se vérifient à la visite technique.

Comment savoir laquelle convient à mon logement ?

Par une visite technique, gratuite, sur place et sans engagement, d’environ 1 heure. Elle porte sur la surface, l’isolation, l’exposition, le système de chauffage existant, le passage des liaisons, l’emplacement de l’unité extérieure et vos usages. Ce sont ces éléments qui orientent le choix entre les deux familles.

Pour organiser ce passage chez vous, il suffit de demander une visite technique : R’CLIM annonce un rappel sous 24 h ouvrées.